mardi 27 juin 2017

Cabana deth Horcalh - Salardu

Lever à 7h20 avec un ciel peu nuageux. Notre équipement est sec. Nous prenons le temps de déjeuner en savourant le lieu.  Au dehors, les vaches descendent vers le confluent des torrents. Les herbes qui entourent la cabane embaume l'atmosphère.
Nous passons un coup de balai avant de descendre le GR en direction du Pla de Beret. Le sentier est très agréable bien que défoncé par le passage du troupeau lors de la transhumance. Nous rejoignons  la piste à hauteur de la cabane de Paros. Un troupeau de vaches nous regarde passer. Nous croisons quelques promeneurs à pieds et à vélo. Clairement, nous approchons de la station de Baqueira. Les pistes sont d'ailleurs visibles de part et d'autre de la vallée. Nous traversons un immense parking puis remontons sur le flanc de la montagne afin de suivre une sente qui disparaît régulièrement. Nous traversons la route et attaquons la descente vers Sarladu. La vue sur la vallée est impressionnante. Baqueira se déroule à nos pieds. 
Dans la descente, Benjamin a du mal car la pente, faible au début, devient parfois plus raide. Nous débouchons dans Bagergue, splendide petit village aux maisons en murs de pierres et toit d'ardoise. Nous finissons la descente dans la vallée en longeant un petit canyon puis débouchons dans Sarladu. C'est la fin de l'aventure pour cette année. Nous nous dirigeons vers Luchon pour prendre le train.


Tuc de Montoliu

Baqueira


lundi 26 juin 2017

Noguerra Palarresa - Cabana deth Horcalh

Cette nuit fut très humide et le réveil ne l'est pas moins. La moustiquaire et l'intérieur de la toile extérieure sont trempés du fait de notre propre respiration. Le simple fait de sortir de nos sacs de couchages les couvre de gouttes d'eau. Nous profitons d'une accalmie pour sortir et ranger le matériel avec nos ponchos pour tenter de garder nos sacs au sec. J'avale un petit-déjeuner frugal avec un café. Benjamin se contente de boire de l'eau.
Nous partons calmement alors qu'il se remet à pleuvoir légèrement. La pluie ne nous mouillera que très peu tout au long de la journée mais l'ambiance est très humide. Nous suivons la piste qui monte vers Montgarri. En chemin nous prenons de l'eau à une petite source en plein pré. Des plants de menthe poussent autour et parfument agréablement l'athmosphère.
Au parking des Bordes de Perosa nous jetons un œil aux plans afin de trouver une alternative intéressante à la piste. Il y a bien le camino de la libertad qui fut emprunté par les juifs fuyant la France pour se rendre en Espagne mais il nous ferait remonter à plus de 2500m avant de redescendre vers la France ou vers Mongtgarri. Trop risqué pour les genoux de Benjamin et puis le temps ne s'y prête pas trop. Les sommets sont dans les nuages et tout est rendu glissant par la pluie. Nous optons pour suivre un GR de l'autre côté du torrent. L'idée s'avère très bonne puisque le cadre devient splendide. J'ai l'impression d'être au Canada... Nous débouchons sur un pré et decouvrons un groupe d'une bonne trentaine de vautours s'attaquant au cadavre d'une vache. Elle vient d'être déposée là par un 4x4 qui nous a dépassé dans la montée. Notre présence fait fuir la plupart des oiseaux sauf cinq un peu plus téméraires. Ils finiront par déguerpir lorsque nous serons à quelques dizaines de mètres. Le cadavre est à peine marqué. Le festin n'a pas encore commencé. Nous poursuivons notre chemin jusqu'à revenir sur la piste. Là nous rencontrons une française d'une soixantaine d'années qui remonte seule vers Montgarri à défaut d'avoir pu passer par les sommets à cause du temps. Elle vient de Meurthe et Moselle et marche d'un bon pas. Elle m'explique qu'à l'âge de la retraite elle a fait le GR10 en deux fois et que depuis elle passe des semaines à randonner seule en montagne. Elle vient avec son mari qui la conduit dans leur petit camping-car. Lui n'est pas du tout intéressé par la marche mais se charge de l'intendance. Nous montons avec elle jusqu'à Montgarri. L'endroit à des allures de village fantôme avec ses maisons de pierres sans toit et envahies par les plantes. Ne restent que quelques bâtiments entiers dont une magnifique église richement décorée et le refuge qui la jouxte en face d'une très belle coure en pizé.
Nous dégustons un verre et Benjamin me propose de prendre un repas. Il commande des œufs au bacon et j'opte pour une assiette de fromages locaux.
Nous demandons si il est possible de planter la tente à proximité ou si il existe des cabanes ouvertes. Le barman nous renseigne une cabane trois kilomètres plus loin sur un GR remontant vers la France. Nous suivons son conseil et remontons une vallée étroite avant de déboucher sur une magnifique prairie creusée par deux torrents au confluent desquels se dresse la cabane. L'endroit est parfait. Nous séchons la tente ainsi que le reste de nos affaires humides. Le temps s'éclaircit et j'en profite pour me laver dans le torrent. C'est froid mais ça fait un bien fou! Nous prenons l'apéro avec des restes des fromages de ce midi et du saucisson. Ensuite, soupe et repas lyophilisé. Il est temps de monter à l'étage pour profiter d'une bonne nuit de sommeil.

Riu Noguerra Pallaresa

Pista de Bonabé


Les vautours à l'ouvrage


Refugi Amics del Montgarri

L'église de Montgarri


Montgarri

Vall de Montgarri

Cabana Deth Horcalh

Malhs Deth Horcalh

Plana Deth Horcalh

Cabane tout confort


Cabana Deth Horcalh




dimanche 25 juin 2017

Réfugi Gracia d'Airoto - Noguerra Palarresa

Cette nuit, à 3 heures du matin, nos voisins français qui dormaient à la belle etoile ont précipitamment rejoint le refuge, nous réveillant au passage. L'averse fut légère mais la suivante vers 5h fut plus intense. Vers 6h un groupe de scouts espagnols a pris son petit déjeuner juste devant notre tente. Bref nous sommes maintenant bien réveillés et sortons de notre tente alors que cesse la pluie. Benjamin prépare son muesli amélioré et lyophilisé. Je fais chauffer l'eau du café et du thé.
Vers 8h nous entamons l'ascension du collada del Clot de Moredo. Environ 300 mètres pas trop raides et une trace plutôt bien visible par rapport au parcours d'hier. La descente vers Alos de Isil est longue, près de 1200 mètres. Benjamin souffre mais continue à s'accrocher. Je vais beaucoup plus vite que lui car il ne peut que faire des petits pas. Nous finissons par atteindre les maisons des Bordes d'Airoto. Le chemin ne correspond plus du tout à ma carte. Nous faisons un détour avant de le comprendre puis revenons sur nos pas. La descente finale sur Alos de Isil est éprouvante. Nous suivons un ancien chemin envahi de hautes herbes. Finalement, nous débouchons dans une ruelle pavée à l'ancienne. Les premières maisons sont magnifiques.
Nous cherchons de l'eau mais toutes les fontaines sont non-potables. J'avise un homme à qui je demande de l'eau. Sa femme qui parle français nous ravitaille. J'en profite pour lui demander si il y'a un refuge à proximité comme le mentionnait un panneau vu dans la descente.
Elle n'en sais pas plus et fini par m'envoyer son père. Je comprend que ce sont des touristes qui loue l'un des nombreux appartement du village. Le père me donne plein d'explications et me laisse une carte touristique.
Après discussion avec Benjamin, il est de plus en plus évident que nous ne pouvons plus envisager le denivellé qui nous reste. Chaque descente est vraiment difficile et il nous reste plusieurs milliers de metres à franchir. Je propose donc de faire une longue boucle qui nous ramènera vers Baqueira en suivant une vallée en pente douce. Nous monterons en haut du Vall de Montgarri avant de rejoindre le Vall d'Aran.
Nous marchons 5km sur la route de montagne jusqu'au refuge del Fornet ou nous buvons bière et coca. Ensuite nous remontons 2 km de piste afin de trouver un endroit discret sur le bord du Parc natural de Alt Pireneu. Nous sommes un peu tôt pour dresser un bivouac mais tant pis. Finalement, bien nous en prend puisqu'un orage nous arrose copieusement. Nous n'avons pas fini de nous installer que des vaches viennent nous rendre une petite visite. J'espère que la nuit sera calme et ventée pour faire sécher la tente et nous permettre de bien dormir.

Lac d'Airoto depuis le collada del Clot de Moredo


La vallée vers Alos de Isil

Lac d'Airoto




Alos de Isil








samedi 24 juin 2017

Port de la Bonaigua - refugi Gracia d'Airoto

Lever à 7h pour cette première journée de l'année. Benjamin m'accompagne et Marielle nous conduit jusqu'au Port de la Bonaigua. Le temps est maussade jusqu'à Vielha puis vire au bleu.
Nous entamons la première montée à 11h30. Elle se passe sans trop de problème jusqu'l'estnay Puda. C'est là que l'on découvre ce que faire sa trace signifie. Aucun chemin ne permet de rallier le col suivant qui n'a d'ailleurs aucun nom sur la carte. Nous cherchons à trouver le meilleur passage entre les éboulis et la végétation rase et dense. Des français que nous rencontrons nous précisent quelques indications qui ne nous aident finalement pas. Par contre, la trace enregistrée dans mon GPS nous donne une bonne direction générale, ce qui est précieux. Nous franchissons des passages réellement epuisants et Benjamin commence à souffrir de son genou. Son cartilage a été récemment blessé mais il s'accroche. Le temps est sec et chaud. La soif permanente. Nous finissons par nous ravitailler avec l'eau des lacs. Mon filtre est plus que bienvenu! La montée après l'estany de Guarrabea est un peu moins pénible et nous trouvons quelques cairns pour nous guider. Un dernier col et nous descendons vers le refuge d'Airoto. Pas de chance, il est plein... Nous montons la tente puis discutons avec des français de Luchon. Ils sont clairement mieux préparés et entraînés que nous. Mais il ne sortent que pour le week-end. Benjamin étire sa jambe et l'enduit d'anti-inflammatoire. Il s'est bien accroché mais la longue descente de demain matin va s'avérer délicate.

Port de la Bonaigua

Port de la Bonaigua

Refugi Gracia d'Airoto