Nous entamons la première montée à 11h30. Elle se passe sans trop de problème jusqu'l'estnay Puda. C'est là que l'on découvre ce que faire sa trace signifie. Aucun chemin ne permet de rallier le col suivant qui n'a d'ailleurs aucun nom sur la carte. Nous cherchons à trouver le meilleur passage entre les éboulis et la végétation rase et dense. Des français que nous rencontrons nous précisent quelques indications qui ne nous aident finalement pas. Par contre, la trace enregistrée dans mon GPS nous donne une bonne direction générale, ce qui est précieux. Nous franchissons des passages réellement epuisants et Benjamin commence à souffrir de son genou. Son cartilage a été récemment blessé mais il s'accroche. Le temps est sec et chaud. La soif permanente. Nous finissons par nous ravitailler avec l'eau des lacs. Mon filtre est plus que bienvenu! La montée après l'estany de Guarrabea est un peu moins pénible et nous trouvons quelques cairns pour nous guider. Un dernier col et nous descendons vers le refuge d'Airoto. Pas de chance, il est plein... Nous montons la tente puis discutons avec des français de Luchon. Ils sont clairement mieux préparés et entraînés que nous. Mais il ne sortent que pour le week-end. Benjamin étire sa jambe et l'enduit d'anti-inflammatoire. Il s'est bien accroché mais la longue descente de demain matin va s'avérer délicate.



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