mardi 26 juillet 2011

Amélie-les-bains - Las Illas

Il est 8h lorsque je descend prendre mon petit déjeuner. Les curistes de l'hôtel ont déjà déserté la salle à manger. Je suppose qu'ils doivent commencer leurs journées assez tôt.
Je prend mon temps pour mettre de l'ordre dans mes affaires. La montée va être longue et je veux que mon sac soit bien equlibré.
Le patron de l'hôtel m'annonce de la pluie pour l'après-midi. A voir le plafond je crains que ce ne soit pour bien plus tôt.
Je me dirige vers le sentier qui quitte la ville quand une dame m'apostrophe: "bon courage!"
C'est la patronne du restaurant d'hier soir. Je la remercie et commence l'ascension.
Le chemin qui monte vers le Roc de France est beaucoup plus beau que celui que j'ai descendu hier. La vue sur Amélie-les-bains est splendide. Plus je grimpe et plus la rumeur de la ville s'amenuise. La pente est forte mais ce sont les insectes qui m'ennuient le plus. Je transpire beaucoup dans cette moiteur et cela les attire.
J'avale les premiers 600m sans aucun problème. Les nuages commencent à boucher la vue dans toutes les directions puis la pluie se met à tomber. Je monte encore 600m et je me retrouve dans la purée de poids.
Au pied du Roc de France je tombe sur le GR10. Il longe la crête en contre-bas alors que la HRP l'emprunte. Dans ces conditions de visibilité nulle je ne vois pas l'intérêt de monter là-haut. J'évite 100m d'ascension.
Je rencontre quelques randonneurs venant d'Espagne. Sur le GR10 il y a bien plus de monde.
Au Coll del Pou de la Neu j'entre en Espagne. Je commence la descente en même temps que des trombes d'eau s'abattent sur moi. Je presse le pas. Je n'ai pas envie de me refroidir.
La douche dure jusqu'à la frontière française une petite heure plus tard. Là, je rencontre un couple de belges venus de Bruxelles. On papote 10 minutes à cheval sur la frontière. Ils suivent le GR10 durant 10 jours depuis la mer jusqu'au pied du Canigou. Ça m'a l'air court comme trajet pour autant de temps. Il m'expliquent qu'ils sont assez lents.
Je descend vers Las Illas et la pluie reprend de plus belle. Je commençait juste à sécher. Je suis dégouté. Je n'irai pas jusqu'au Perthus aujourd'hui. Je me dirige vers le gîte afin de passer une nuit au sec. A l'intérieur, des randonneurs finlandais sont occupés à prendre une collation. Ils m'expliquent qu'ils font la HRP depuis Andorre jusqu'à Banyuls. Nous échangeons nos expériences.
Ce soir, je vais me mettre au lit assez tôt car demain j'ai rendez-vous avec Eric au Perthus à 11h. Je profite de sa voiture pour rentrer en Belgique. Je ne ferai pas la toute dernière étape du Perthus à Banyuls mais je n'ai pas de regrets. Le temps est vraiment pourri et ça n'a pas l'air de vouloir s'arranger.

Amélie-les-bains

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