Les jours se suivent mais ne se ressemblent pas.
Ce matin tout mon matériel est trempé. Je nage en plein dans le brouillard. Les chaussures elles-même n'ont pas séché du tout. Je m'abstiens donc de placer quoi que ce soit sur mes pieds pour les protéger. Ce serait vain. Curieusement, je ne ressens presque pas de douleurs en marchant. Cela ne durera sans doute pas.
Je monte 1km et tombe sur le refuge gratuit et ouvert tenu par la commune d'Iraty. Il n'est pas mal et placé idéalement sur le GR20. Là, je tombe sur un anglais prénommé Andy. Il a une quarantaine d'année et il est plutôt grand. Ça change du japonais. Il fait aussi la HRP mais il suit le guide anglophone écrit par Ton Joosten, un Hollandais. Il pense monter aux Chalets d'Iraty puis piquer vers le pic d'Ohry. La route normale quoi. Au vu de la météo, je lui dis que ça me parait assez peu raisonnable. Les gens du pays rencontrés à l'épicerie et à la réception des chalets lui disent la même chose. Pour ma part, je descend vers Larau. De là, j'improviserai mais je suis toujours sur une variante HRP. Elle est même recommandée en cas de mauvais temps. Il finit par se joindre à moi. La distance n'est pas mince mais on l'avale sans problèmes. Du coup, peu avant Larau je lui propose de rejoindre directement les Cayolars d'Ardané. La cabane où je pensais m'arrêter au 5ème jour. Ça m'évitera de perdre un jour de plus. Comme il est d'accord on monte ensemble. Véron annonce 2h30. La première partie est une piste forestière facile. Arrivé au pieds du Cayolar les choses se corsent. Ni la carte, ni le topo de Véron, ni même mon GPS ne nous permettent de trouver le chemin de l'ascension. On poursuit sur la piste en espérant tomber sur quelque chose et on découvre un chemin plein de boue récemment emprunté par un troupeau de moutons. C'est bon signe car il y a une cabane de berger là où nous allons. Dans la boue je distingue des empreintes de chaussures de randonnée. Ça achéve de me convaincre bien que ce chemin semble partir dans une mauvaise direction.
L'ascension est très difficile. Tout est trempé et glissant. Les moutons ont littéralement ravagé le terrain. Si vous voulez ouvrir une piste utilisez un troupeau de moutons, c'est aussi efficace qu'un éléphant et ça passe partout.
Il y a 700m à gravir dans ces conditions et Andy a déjà du mal au début. Ça promet! Moi, je trouve ça dur mais ça me plait. Je dois être maso!
On finit par arriver en haut et il faut l'aide des GPS pour repérer la cabane dans le brouillard. Celle-ci est deja occupée par trois français des environs. Tous sur la HRP. L'ainé a 64 ans. Il m'explique qu'ils ont vu un japonais du même âge au troisième jour. Iuki ne s'est donc pas perdu! Ceci dit ils ont perdu sa trace depuis. Ça cause catalan dans la cabane, c'est sympa!
On fait sécher le matériel auprès du feu, on mange, on étudie les cartes puis dodo sur de vrais matelas. Ça risque de ronfler un peu mais c'est mieux que passer la nuit dehors dans le vent et la pluie.
Ce matin tout mon matériel est trempé. Je nage en plein dans le brouillard. Les chaussures elles-même n'ont pas séché du tout. Je m'abstiens donc de placer quoi que ce soit sur mes pieds pour les protéger. Ce serait vain. Curieusement, je ne ressens presque pas de douleurs en marchant. Cela ne durera sans doute pas.
Je monte 1km et tombe sur le refuge gratuit et ouvert tenu par la commune d'Iraty. Il n'est pas mal et placé idéalement sur le GR20. Là, je tombe sur un anglais prénommé Andy. Il a une quarantaine d'année et il est plutôt grand. Ça change du japonais. Il fait aussi la HRP mais il suit le guide anglophone écrit par Ton Joosten, un Hollandais. Il pense monter aux Chalets d'Iraty puis piquer vers le pic d'Ohry. La route normale quoi. Au vu de la météo, je lui dis que ça me parait assez peu raisonnable. Les gens du pays rencontrés à l'épicerie et à la réception des chalets lui disent la même chose. Pour ma part, je descend vers Larau. De là, j'improviserai mais je suis toujours sur une variante HRP. Elle est même recommandée en cas de mauvais temps. Il finit par se joindre à moi. La distance n'est pas mince mais on l'avale sans problèmes. Du coup, peu avant Larau je lui propose de rejoindre directement les Cayolars d'Ardané. La cabane où je pensais m'arrêter au 5ème jour. Ça m'évitera de perdre un jour de plus. Comme il est d'accord on monte ensemble. Véron annonce 2h30. La première partie est une piste forestière facile. Arrivé au pieds du Cayolar les choses se corsent. Ni la carte, ni le topo de Véron, ni même mon GPS ne nous permettent de trouver le chemin de l'ascension. On poursuit sur la piste en espérant tomber sur quelque chose et on découvre un chemin plein de boue récemment emprunté par un troupeau de moutons. C'est bon signe car il y a une cabane de berger là où nous allons. Dans la boue je distingue des empreintes de chaussures de randonnée. Ça achéve de me convaincre bien que ce chemin semble partir dans une mauvaise direction.
L'ascension est très difficile. Tout est trempé et glissant. Les moutons ont littéralement ravagé le terrain. Si vous voulez ouvrir une piste utilisez un troupeau de moutons, c'est aussi efficace qu'un éléphant et ça passe partout.
Il y a 700m à gravir dans ces conditions et Andy a déjà du mal au début. Ça promet! Moi, je trouve ça dur mais ça me plait. Je dois être maso!
On finit par arriver en haut et il faut l'aide des GPS pour repérer la cabane dans le brouillard. Celle-ci est deja occupée par trois français des environs. Tous sur la HRP. L'ainé a 64 ans. Il m'explique qu'ils ont vu un japonais du même âge au troisième jour. Iuki ne s'est donc pas perdu! Ceci dit ils ont perdu sa trace depuis. Ça cause catalan dans la cabane, c'est sympa!
On fait sécher le matériel auprès du feu, on mange, on étudie les cartes puis dodo sur de vrais matelas. Ça risque de ronfler un peu mais c'est mieux que passer la nuit dehors dans le vent et la pluie.
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