Bien que réveillé vers 6h30 je pars à 8h. Je ne trouve décidément pas la bonne méthode pour être efficace et rapide au petit matin. Mon japonais de voisin ne m'attend pas. Il part près de 30 min avant. Il me dit que je le rattraperai en route. Au vu de ses exploits en matière de navigation les deux premiers jours je suis assez inquiet pour lui. Je le laisse partir en imaginant le revoir aux Aldudes.
Durant tout ce tronçon, je scrute le sol pour voir ses traces de pas. Au début il n'y a que des cailloux mais plus on monte plus la terre est meuble. Arrivé au point le plus haut il faut franchir un barrière et passer à travers tout au milieu des vaches. Là, plus aucune route. Je vais à l'azimut ou plutôt je suis la trace indiquée par mon GPS. Avec lui même dans le brouillard j'aurais du mal à me perdre.
Je rejoins un chemin et le suis vers le bas. La terre est meuble et je vois une trace de VTT ainsi que quelques empreintes de pas qui semblent aller à conte-sens. Pas bon pour mon japonais.
Je finis par rejoindre les Aldudes par des sentes pratiquées plus par le bétail que par les randonneurs. Je prend avec délices un double coca. Ici personne n'a vu Iuki. Je m'en doutais. Je me relaxe un peu en me disant qu'il a prévu de s'arrêter ici. Il n'est que 11h30, il a tout le temps d'arriver avant ce soir.
Pour ma part, je fais le plein en prévision de la montée. De 370m je dois grimper à 1220m et je ne sais pas si il y aura beaucoup d'eau sur le parcours. Erreur, je trouve plusieurs abreuvoirs pour randonneurs. Ici le tracé est plutôt bien equippé.
Je finis par tomber sur une route toute fraîche qui remplace la piste montant à la redoute de Lindus. La dernière ascension passe à travers les pâturages à cheval sur la frontière. À gauche la France, à droite l'Espagne. Je pensais redescendre un peu pour rejoindre une cabane un peu plus bas mais je tombe sur l'un des trois jeunes que j'ai croisé le premier jour. Il a planté sa tente au sommet. Je réfléchis, pas d'orages annoncés pour cette nuit, le temps devrait être beau. Je décide de m'arrêter là. En cas d'orage, je déménage en vitesse vers la cabane en dur.
Le type est sympa. Il s'appelle Benoit et vient des Pyrénées Orientales. Il a marché un peu avec les deux autres mais n'a pas le même rythme. On cause un peu chacun faisant sa popote. Puis tout le monde au lit. J'examine mes pieds et je découvre de plus en plus d'ampoules naissantes. Compeed et compagnie en espérant que je puisse marcher normalement demain.
Il est 22h00 et je ne peux pas publier ce message car il n'y a pas de réseau ici. Faut bien que ça commence quelque part.
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| Le chemin se perd ici |
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| Les Aldudes |
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| Au col de Mizpira |
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| L'abreuvoir de randonneurs |
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| Une piste tout en bitume |
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| Bivouac sur la redoute de Lindus |
Ahlala ces pieds. Courage ma Jidé. je te vois bien avancer sur la carte ! C'est bien ! Et j'avoue que ça me soulage ces rencontres au fil des km... Bisous
RépondreSupprimerTu nous mets l'eau à la bouche et on se dit que tu vis une super expérience en tout cas.. Profite malgré les bobos... T'as pas une paire de pieds de rechange dans ton sac de 18 kgs ? ;-) Bernard
RépondreSupprimerc'est vrai que tu nous rends jaloux jidé ! Courage et bonne route !
RépondreSupprimerC'est chouette tes commentaires! J'espère que ça va aller tes pieds! On pense souvent à toi. Bon plein d'émotions à toi! Anne & Yves
RépondreSupprimervivement ce soir pour la suite des aventures
RépondreSupprimeroui, vvviiiiittttee la suite.
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