Mauvaise journée aujourd'hui. Le poids du sac limite mes capacités et détruit mes pieds petit à petit.
Cela avait bien commencé pourtant. Le lever de soleil sur la redoute de Lindus était sublime. Benoît est parti 30 min avant moi mais moi j'ai pris un café chaud. Je me suis mis en route vers 8h pour rejoindre les hauteurs de Roncevales. J'ai suivi le chemin de St. Jacques à contre-sens. Une foule de pélerins de toutes nationalités escaladaient le flan de la montagne. Une petite halte à la fontaine de Roland (c'est l'avantage du chemin de St. Jacques, on y trouve toutes les commodités) et je bifurque vers le GR12. Passage au pied de l'Urculu ou je rencontre un randonneur espagnol qui vient de démarrer une traversée via le GR11. Il descend d'un coté, moi de l'autre. Adios!
En vue de l'Erozaté je cherche vainement à distinguer le chemin de l'ascension. Je me fie à la trace de mon GPS. Grave erreur. Elle est inexacte. Je descend presque à travers tout dans un vallon débordant de végétation. Je peste sur Georges Véron qui m'a emmené ici. Je tombe dans un trou et me félicite d'avoir des bâtons de randonnée. Pas de casse je repars. Je fais un peu de canyoning puis décide de consulter ma carte. Bon sang, la route est bien plus en aval.
Je me calme, reprend mon soufle et abat un peu de forêt vierge avant de tomber sur le pont qui marque le passage vers le chemin de l'ascension. Véron veut me faire monter la pente à travers tout. J'ai assez donné, je fais 300m de détour pour prendre le chemin balisé. Celui-ci est suffisamment raide pour le poids que je trimbale. La montée est dure mais grandiose. En haut, je suis cuit. Je ne ferai pas les 8 ou 9 km de plus que j'avais prévu. Je m'arrête à la première source dans la descente. Je vise un endroit où planter ma tente au bord d'un ruisseau mais je dois négocier avec un troupeau de vaches. Je fini par attendre qu'elles se lassent.
Je profite de la rivière pour me laver ainsi que mes vêtements. L'état de mes plantes de pied m'inquiète ainsi que la trop grande proximité de la rivière. Et Aude qui m'a envoyé un SMS pour me dire qu'il allait pleuvoir demain. Merde, les nuages s'amoncellent. Pas envie de déménager en pleine nuit, moi.
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| Une chapelle au col d'Ibaneta sur le chemin de St. Jacques |
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| Troupeau de chevaux au col d'Arnostéguy |
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| L'Errozate et le col du même nom à sa droite |
Hello ma Jidé. Mauvaise journée donc. Allez, allez. J'espère que tu as repris des forces cette nuit ! Je sais bien que ça ne t'aide pas beaucoup mais je suis à fond avec toi et c'est pas grave si tu n'as pas fait ton programme. Demain et les jours suivants, tu auras des blagues, des bonnes et des mauvaises. Mais c'est pas grave. Tu fais le mieux que tu peux et c'est tout ce qui compte.
RépondreSupprimerAllez courage et gros bisous. PS Coco a eu son bac. Marche à sa santé (pas sûr que ça te stimule... ;-)
Je pense que le mot "aventure" commence à prendre tout son sens... Gérer les hauts et les bas, ne pas se décourager, rester zen et prendre le temps pour les bonnes décisions. En tout cas occupe toi de tes pieds je pense que c'est primordial. Allez Jidé, allez Jidé.... :-))) Bernard
RépondreSupprimerCourage, mon neveu ...
RépondreSupprimerJe t'admire vraiment et t'envoie plein de pensées positives de bien plus au nord! Actuellement, nous nous creusons les méninges (et nous "battons" avec notre PC!) pour voir comment transférer le contenu de nos cd-roms IGN sur notre GPS randonnée tout nouvellement acquis; pas évident ...
allez Jide, allez Jide , alleeeeeeeeez, bisous de nous 4! tes aventures sont palpitantes....soigne toi et c est reparti....!ne fous pas tes pieds en l air.Bene, Benji , Charlinette, Batiste
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