Ce matin, lever à 6h pour un départ à 6h30.
Je suis avec un petit groupe de matinaux: Francesc, Evelyne et Eric, les deux cinquantenaires de Pau. Nous sommes les premiers à quitter le refuge. Le soleil commence à éclairer les plus hautes cimes, du moins celles qui sont visibles car il y a quand même pas mal de nuages.
Dès le début je suis à la traîne. Je me sens épuisé et j'ai de nouveau une douleur sous le genou gauche. Ça commence mal.
Nous franchissons rapidement le col d'Arrémoulit et descendons le versant espagnol. Le Balaïtous nous contemple du haut de ses 3144m. En moins de trois heures nous passons devant le refuge de Respomuso et commençons à grimper vers le col de la Fache situé entre la petite et la grande Fache. Au col je suis seul. Les autres m'ont distancé facilement. Mathieu m'a lui aussi dépassé. Il est parti pour aller jusqu'au refuge des Oulettes de Gaube.
Le col de la Fache est à 2644m. C'est le reccord depuis mon départ d'Hendaye.
Dans la descente, je me tord la cheville gauche pour la 30 ou 40ème fois. Mais cette fois, avec la fatigue je me rattrape pas bien. Je me suis vraiment fait mal. Je ralenti de plus en plus le rythme jusqu'au refuge Wallon. Là, je crois bien que je vais arrêter. Je demande aux autres quelle est la gare la plus proche. Puis, je vais chercher 2 cocas et je me remet en route vers le lac d'Arratille comme prévu. Dans la montée ma cheville me fait moins souffrir. Je crains cependant que demain à Gavarnie je ne doive m'arrêter définitivement.
Ma hantise depuis le départ c'est la manière dont me genoux vont encaisser les hauts cols très pierreux et difficiles à négocier avec un sac lourd. Mon sac ne me pèse plus mais il est instable et me déséquilibre parfois. Heureusement que j'ai des bâtons.
Ce soir, je suis dans les nuages et il fait froid. Beaucoup de tentes son réparties tout autour du lac lorsque je plante la mienne. Elle est toujours trempée. Je dois essuyer l'intérieur avant de pouvoir y glisser mes affaires.
Pour me réchauffer je me prépare une soupe épinards Gorgonzola. Un délice!
Je me glisse dans un sac de couchage très humide et glacé. Je sens que la nuit va être froide.
Je suis avec un petit groupe de matinaux: Francesc, Evelyne et Eric, les deux cinquantenaires de Pau. Nous sommes les premiers à quitter le refuge. Le soleil commence à éclairer les plus hautes cimes, du moins celles qui sont visibles car il y a quand même pas mal de nuages.
Dès le début je suis à la traîne. Je me sens épuisé et j'ai de nouveau une douleur sous le genou gauche. Ça commence mal.
Nous franchissons rapidement le col d'Arrémoulit et descendons le versant espagnol. Le Balaïtous nous contemple du haut de ses 3144m. En moins de trois heures nous passons devant le refuge de Respomuso et commençons à grimper vers le col de la Fache situé entre la petite et la grande Fache. Au col je suis seul. Les autres m'ont distancé facilement. Mathieu m'a lui aussi dépassé. Il est parti pour aller jusqu'au refuge des Oulettes de Gaube.
Le col de la Fache est à 2644m. C'est le reccord depuis mon départ d'Hendaye.
Dans la descente, je me tord la cheville gauche pour la 30 ou 40ème fois. Mais cette fois, avec la fatigue je me rattrape pas bien. Je me suis vraiment fait mal. Je ralenti de plus en plus le rythme jusqu'au refuge Wallon. Là, je crois bien que je vais arrêter. Je demande aux autres quelle est la gare la plus proche. Puis, je vais chercher 2 cocas et je me remet en route vers le lac d'Arratille comme prévu. Dans la montée ma cheville me fait moins souffrir. Je crains cependant que demain à Gavarnie je ne doive m'arrêter définitivement.
Ma hantise depuis le départ c'est la manière dont me genoux vont encaisser les hauts cols très pierreux et difficiles à négocier avec un sac lourd. Mon sac ne me pèse plus mais il est instable et me déséquilibre parfois. Heureusement que j'ai des bâtons.
Ce soir, je suis dans les nuages et il fait froid. Beaucoup de tentes son réparties tout autour du lac lorsque je plante la mienne. Elle est toujours trempée. Je dois essuyer l'intérieur avant de pouvoir y glisser mes affaires.
Pour me réchauffer je me prépare une soupe épinards Gorgonzola. Un délice!
Je me glisse dans un sac de couchage très humide et glacé. Je sens que la nuit va être froide.
"Denis, que la sagesse te conseille ce que tu dois faire" Lao Tseu, réincarné dans une de tes tantines qui ne te veut que du bien!!!
RépondreSupprimerDéjà je suis baba d'admiration, alors que les sentiments du genre "wèèèèè, t'es nul" ferment définitivement leur gueule, et te laissent l'opportunité de retrouver un pote qui se réjouit de faire quelques pas avec toi; de ça, profite à fond! Pour le reste, qu'est-ce que les réunions familiales élargies vont s'enrichir des expériences des uns et des autres!!! Quoi que tu décides, ce sera bien! J e t'embrasse très fort, Chantal