La nuit a nettoyé le brouillard'hier. Le ciel est radieux. Je prend tout mon temps pour déjeuner car ma tente est trempée et j'essaie de la faire sécher autant que je peux.
Le jeune couple est déjà prêt et me salue en passant devant mon bivouac.
En bouclant mon sac, je réalise que c'est le jour de mon premier ravitaillement et que je suis encore loin d'avoir épuisé mes réserves. Je mange bien moins que ce que j'avais prévu. Pas étonnant que mon pantalon commence à flotter. Pourtant, malgré les efforts, la faim ne me tenaille jamais.
Je me met en route et dépasse les marseillais. Ils vont prendre un chemin différent du mien aujourd'hui. Peut-être les reverrais-je un de ces jours.
J'arrive au parking au pied du Somport et je vais droit sur la cache où j'ai enterré mon ravitaillement. Tout y est, le sac est intact. Je fais un tri et élimine pas mal de vivres trop lourdes. C'est du gaspillage mais sur le parking il n'y a pas grand monde à qui je puisse donner tout ça.
J'avale quelques biscuits militaires avant de jeter le reste. Le paquet est trop volumineux. Je ne vois pas comment le faire entrer dans mon sac.
Satisfait de mon travail, je me remet en marche vers le col du Somport à cheval sur la frontière.
Dans la montée, je retrouve Francesc. Le catalan de 65 ans rencontré dans la cabane du Cayolar d'Ardané. Il est seul. Son fils part vers le refuge de Larry tandis qu'il a réservé une nuit au gîte-bar-restaurant-venta du col du Somport. Ils se retrouveront demain. Je l'accompagne jusqu'au col et m'enfile les deux cocas traditionnels. Je le salue et continue ma route. Au sortir de la venta J'aperçois un gypaète barbu qui planne à quelques dizaines de mètres au dessus de moi. Il est impressionnant mais moins grand que les vautours que j'ai vu à plusieurs reprises.
En montant vers le col des Moines, je passe devant la station de ski espagnole du val d'Astun. L'endroit est presque désert et l'atmosphère est sinistre. Quelques ouvriers font des aménagements sur les pistes. Je ne m'attarde pas.
En passant le col des Moines, je vois pour la première fois le pic du Midi d'Ossau. Il est vertigineux. Demain, je devrai passer à son pied pour aller vers le refuge de Pombie.
Je descend vers la cabane Cap de Pount près de laquelle j'espérais dormir. L'endroit est rempli de bétail et de cochons. Ça va pas le faire.
La bergère me suggère de monter à la cabane de Peyreget qui n'est pas occupée pour le moment. En plus, il y a de l'eau.
J'escalade les 300 mètres et je découvre un jolie petite bergerie en très bon état. Malheureusement, la zone ouverte aux randonneurs l'est nettement moins. Une unique table et un sol en béton pas très propre. Pas un balais pour pouvoir nettoyer. Je préfère dresser ma tente mais j'utilise la cabane comme cuisine.
Je pensais être seul mais un âne vient me rendre visite. Il cherche manifestement un peu de compagnie. Il ne semble pas s'intéresser à ma tente. Tant mieux.
Le jeune couple est déjà prêt et me salue en passant devant mon bivouac.
En bouclant mon sac, je réalise que c'est le jour de mon premier ravitaillement et que je suis encore loin d'avoir épuisé mes réserves. Je mange bien moins que ce que j'avais prévu. Pas étonnant que mon pantalon commence à flotter. Pourtant, malgré les efforts, la faim ne me tenaille jamais.
Je me met en route et dépasse les marseillais. Ils vont prendre un chemin différent du mien aujourd'hui. Peut-être les reverrais-je un de ces jours.
J'arrive au parking au pied du Somport et je vais droit sur la cache où j'ai enterré mon ravitaillement. Tout y est, le sac est intact. Je fais un tri et élimine pas mal de vivres trop lourdes. C'est du gaspillage mais sur le parking il n'y a pas grand monde à qui je puisse donner tout ça.
J'avale quelques biscuits militaires avant de jeter le reste. Le paquet est trop volumineux. Je ne vois pas comment le faire entrer dans mon sac.
Satisfait de mon travail, je me remet en marche vers le col du Somport à cheval sur la frontière.
Dans la montée, je retrouve Francesc. Le catalan de 65 ans rencontré dans la cabane du Cayolar d'Ardané. Il est seul. Son fils part vers le refuge de Larry tandis qu'il a réservé une nuit au gîte-bar-restaurant-venta du col du Somport. Ils se retrouveront demain. Je l'accompagne jusqu'au col et m'enfile les deux cocas traditionnels. Je le salue et continue ma route. Au sortir de la venta J'aperçois un gypaète barbu qui planne à quelques dizaines de mètres au dessus de moi. Il est impressionnant mais moins grand que les vautours que j'ai vu à plusieurs reprises.
En montant vers le col des Moines, je passe devant la station de ski espagnole du val d'Astun. L'endroit est presque désert et l'atmosphère est sinistre. Quelques ouvriers font des aménagements sur les pistes. Je ne m'attarde pas.
En passant le col des Moines, je vois pour la première fois le pic du Midi d'Ossau. Il est vertigineux. Demain, je devrai passer à son pied pour aller vers le refuge de Pombie.
Je descend vers la cabane Cap de Pount près de laquelle j'espérais dormir. L'endroit est rempli de bétail et de cochons. Ça va pas le faire.
La bergère me suggère de monter à la cabane de Peyreget qui n'est pas occupée pour le moment. En plus, il y a de l'eau.
J'escalade les 300 mètres et je découvre un jolie petite bergerie en très bon état. Malheureusement, la zone ouverte aux randonneurs l'est nettement moins. Une unique table et un sol en béton pas très propre. Pas un balais pour pouvoir nettoyer. Je préfère dresser ma tente mais j'utilise la cabane comme cuisine.
Je pensais être seul mais un âne vient me rendre visite. Il cherche manifestement un peu de compagnie. Il ne semble pas s'intéresser à ma tente. Tant mieux.
Demain je monte vers 2200 puis je redescend vers 1400 et remonte ensuite vers 2500. Ça va être chaud!
| Mon bivouac au pied de la montée vers le Somport |
| Le Pic du Midi d'Ossau depuis le col des Moines |
| La cabane de Peyreget |
| La cabane face à l'Ossau |
| Mon copain l'âne |

GO, GO JIDE !
RépondreSupprimerBravo et tiens bon. C'est super de lire blog.
Salut Fieu!
RépondreSupprimerQuel courage! franchement je t'admire. Bravo d'avoir surmonté ton coup de slap... J'ai mal pour tes pieds mais je te prépare une bassine d'eau bouillante avec du sel au bureau pour ton retour... Si tu as besoin de quoi que ce soit n'hésites pas.
Je viens de parler à Aude qui ma dit que tout allais bien.
Encore bravo pour ton exploit et surtout continues!
Xa
T'es parti trop vite JD, je t'ai trouve LE gadget qui manque a ta rando...
RépondreSupprimerhttp://www.bergmoench.com/Fr/
Bon..j'ai bien regardé ..mais je ne t'ai pas vu en survolant la région en provenance d'Agadir et en route vers le Nord !..difficile depuis une altitude de 41000 pieds ;-)))
RépondreSupprimerJe retrouve le JD du départ ! en forme morale (et physique j'espère ..)..courage et bravo ( prend des photos des rapaces ..)
Olivier