Un journée pastorale.
Aprés une nuit dans un lit et un vrais petit déjeuner, je suis d'attaque pour remonter vers les sommets. Mon coup de blues semble bien loin.
Au sortir de la chambre d'hôte je tombe sur le couple d'hier soir. Ils sont aussi perplexes que moi pour trouver la bonne direction à la sortie de Lescun. Il y a de quoi. Durant la nuit, un brouillard à couper au couteau s'est répendu dans toute la vallée. Il plombera la vue durant toute la journée. Je sors mon GPS et je les lâche. Je ne les reverrai plus.
L'ascension vers le col de Pau se fait en 2h30 depuis le parking. Je mettrai 10 min de moins. Ça me rassure mais ça ne veut pas dire grand chose.
Au col, je rencontre une petite famille qui randonne avec un âne. Ce dernier sert à porter la nourriture et le plus jeune enfant quand il est fatigué ou quand le passage est délicat. Ça m'a l'air terriblement sympa. Je comprend pourquoi je vois tant d'ânes par ici et surtout aussi haut.
Du col de Pau il faut un peu plus de 2h pour rallier le refuge d'Arlet. Il est juché sur un promontoire face à un petit lac. Comme le brouillard est dense on n'aperçoit que quelques fragments du décor.
La gardienne est assez jeune et fort sympathique. Elle s'affaire à la préparation du repas du soir. Je lui commande deux cocas que je bois à toute vitesse. Ça devient une habitude. Je ne m'attarde pas car le refuge se rempli de ses occupants. Plusieurs groupes d'espagnols viennent passer la nuit. Ça discute bruyamment.
Je pars sans prendre de l'eau. J'ai l'intention d'aller dormir près des cabanes de bergers à deux kilomètres en contre-bas. Je sais qu'il a de l'eau là-bas.
A la cabane de Caillaouse je tombe sur un berger d'une trentaine d'années qui me dit qu'il n'a pas d'eau mais que je peux descendre aux cabanes inférieures où l'on m'en donnera. Il me dit que je peux planter ma tente où je veux. Ça ne gênera personne tant que je respecte le règlement du Parc Naturel des Pyrénées (bivouac autorisé entre 19h et 9h à plus d'une heure de marche d'un parking ou d'une route). 500m plus bas, à la cabane de Gourgue Sec (qui porte bien mal son nom), le berger me donne bien volontier de l'eau. Il est très jeune lui aussi. Nous échangeons quelques mots sur la montagne et le temps qu'il fait. Je lui demande si il peut me conseiller un bel endroit plat pour planter ma tente en descendant vers le Somport. Il me dit que c'est ici le plus plat. Je le remercie et m'éloigne un peu pour trouver un endroit calme et dégagé.
Je trouve ce que je cherche mais quelques chevaux très intrigués veulent absolument voir ce que je trafique. Ils me tournent autour et viennent renifler mon matériel. Ils sont presque aussi massifs que des chevaux de trait ardennais. Je vois mal ma pauvre petite tente d'un kilo leur résister. Je préfère m'éloigner.
Je croise un vieux berger de près de 70 ans. Ils me dit que je peux trouver un bel endroit plat vers le parking d'Espelunguère.
Je descend rapidement les 500 ou 600m d'altitude qui m'en sépare et trouve une pelouse tout-à-fait convenable. Dans la descente, j'ai dépassé comme une fusée un jeune couple lourdement chargé. Ils arrivent dans la prairie au moment où je finis de monter ma tente. Je vais les accueillir et faire un brin de causette. Ils sont de Marseille et font une partie de la HRP. Une semaine entre Lescun et Gavarnie. Ils sont impressionnés par la taille et le poids de mon sac. Je répond que je suis encore beaucoup trop chargé. Ils sont sidérés. Ils sont occupés à monter une tente de 3,5 kilos. C'est sûr, c'est pas la même philosophie. Je leur souhaite bonne nuit et prend congé.
Aujourd'hui, j'ai probablement dépassé les 200km depuis Hendaye. Je n'ai jamais parcouru une telle distance à pied et dans de telles conditions. Mais le plus dur est encore devant. La vraie montagne commence demain. Dans une trouée au milieu des nuages j'ai aperçu certains des plus hauts sommets des Pyrénées. La neige y était bien visible.
Aprés une nuit dans un lit et un vrais petit déjeuner, je suis d'attaque pour remonter vers les sommets. Mon coup de blues semble bien loin.
Au sortir de la chambre d'hôte je tombe sur le couple d'hier soir. Ils sont aussi perplexes que moi pour trouver la bonne direction à la sortie de Lescun. Il y a de quoi. Durant la nuit, un brouillard à couper au couteau s'est répendu dans toute la vallée. Il plombera la vue durant toute la journée. Je sors mon GPS et je les lâche. Je ne les reverrai plus.
L'ascension vers le col de Pau se fait en 2h30 depuis le parking. Je mettrai 10 min de moins. Ça me rassure mais ça ne veut pas dire grand chose.
Au col, je rencontre une petite famille qui randonne avec un âne. Ce dernier sert à porter la nourriture et le plus jeune enfant quand il est fatigué ou quand le passage est délicat. Ça m'a l'air terriblement sympa. Je comprend pourquoi je vois tant d'ânes par ici et surtout aussi haut.
Du col de Pau il faut un peu plus de 2h pour rallier le refuge d'Arlet. Il est juché sur un promontoire face à un petit lac. Comme le brouillard est dense on n'aperçoit que quelques fragments du décor.
La gardienne est assez jeune et fort sympathique. Elle s'affaire à la préparation du repas du soir. Je lui commande deux cocas que je bois à toute vitesse. Ça devient une habitude. Je ne m'attarde pas car le refuge se rempli de ses occupants. Plusieurs groupes d'espagnols viennent passer la nuit. Ça discute bruyamment.
Je pars sans prendre de l'eau. J'ai l'intention d'aller dormir près des cabanes de bergers à deux kilomètres en contre-bas. Je sais qu'il a de l'eau là-bas.
A la cabane de Caillaouse je tombe sur un berger d'une trentaine d'années qui me dit qu'il n'a pas d'eau mais que je peux descendre aux cabanes inférieures où l'on m'en donnera. Il me dit que je peux planter ma tente où je veux. Ça ne gênera personne tant que je respecte le règlement du Parc Naturel des Pyrénées (bivouac autorisé entre 19h et 9h à plus d'une heure de marche d'un parking ou d'une route). 500m plus bas, à la cabane de Gourgue Sec (qui porte bien mal son nom), le berger me donne bien volontier de l'eau. Il est très jeune lui aussi. Nous échangeons quelques mots sur la montagne et le temps qu'il fait. Je lui demande si il peut me conseiller un bel endroit plat pour planter ma tente en descendant vers le Somport. Il me dit que c'est ici le plus plat. Je le remercie et m'éloigne un peu pour trouver un endroit calme et dégagé.
Je trouve ce que je cherche mais quelques chevaux très intrigués veulent absolument voir ce que je trafique. Ils me tournent autour et viennent renifler mon matériel. Ils sont presque aussi massifs que des chevaux de trait ardennais. Je vois mal ma pauvre petite tente d'un kilo leur résister. Je préfère m'éloigner.
Je croise un vieux berger de près de 70 ans. Ils me dit que je peux trouver un bel endroit plat vers le parking d'Espelunguère.
Je descend rapidement les 500 ou 600m d'altitude qui m'en sépare et trouve une pelouse tout-à-fait convenable. Dans la descente, j'ai dépassé comme une fusée un jeune couple lourdement chargé. Ils arrivent dans la prairie au moment où je finis de monter ma tente. Je vais les accueillir et faire un brin de causette. Ils sont de Marseille et font une partie de la HRP. Une semaine entre Lescun et Gavarnie. Ils sont impressionnés par la taille et le poids de mon sac. Je répond que je suis encore beaucoup trop chargé. Ils sont sidérés. Ils sont occupés à monter une tente de 3,5 kilos. C'est sûr, c'est pas la même philosophie. Je leur souhaite bonne nuit et prend congé.
Aujourd'hui, j'ai probablement dépassé les 200km depuis Hendaye. Je n'ai jamais parcouru une telle distance à pied et dans de telles conditions. Mais le plus dur est encore devant. La vraie montagne commence demain. Dans une trouée au milieu des nuages j'ai aperçu certains des plus hauts sommets des Pyrénées. La neige y était bien visible.
| Le refuge d'Arlet |
| Le lac d'Arlet |
Profite Jidé ! Profite de toute cette nature et de ces merveilleux moments que tu es en train de passer. Et bravo et courage aussi !!!! C'est un vrai régal que de lire tes aventures de chaque jour. Franchement, tu nous épates !
RépondreSupprimerBisous ensoleillés de Belgique, Laurence